12 février, 2006
Retour sur lévénement Valandraud
Disons le : cétait tout de même avec une certaine appréhension que nous attendions la venue du célèbre Jean-Luc Thunevin au Club Chasse et Pêche. Ce nest effectivement pas à tous les jours quil nous est donné le plaisir daccueillir lune des vedettes actuelles du monde vinicole dans le cadre dun « repas-dégustation » étalé sur deux jours. (Vedette arrivant tout juste dun séjour « royal » à New York où tout a la réputation dêtre plus gros que nature ) Surtout et avouons-le sans gêne-, nous étions fort excité de goûter aux vins dont le statut « culte » avait créé une attente certaine (les 1995-1998 et 2001 étant tous cotés entre 93 et 95 point par Robert Parker)! Mais débutons par lhomme qui, accompagné de sa charmante épouse Murielle, sest avéré à la fois simple, accessible, passionné et généreux. Bref, très loin des stéréotypes quon accole parfois aux propriétaires de grands domaines en Saint-Émilion. Se promenant de tables en tables, il a su démystifier les notions de vins de garage et expliquer lessentiel de son travail à la soixante de convives réunies pour lévénement. Et les vins dans tout ça? Soulignons tout dabord la grande générosité des organisateurs qui nont pas lésiné sur la quantité. En effet, combien dévénements de ce type se soldent par une quantité de vin servi frisant le ridicule sous prétexte du coût élevé des vins sur le marché? Quon se le tienne pour dit : au Club, un bon repas se doit dêtre bien arrosé! En rouge, le Virginie de Valandraud 1999 (le « second vin » du domaine) sest avéré étonnamment accessible alors que les Valandraud 1995 et 1998 ont su répondre aux attentes des amateurs de vins à la fois fins, complexes et puissants. « Du beau jus », comme dirait lautre Plutôt monolithique, le 2001 aura démontré un incontestable potentiel de garde et une concentration hors du commun à défaut de jouer la carte du plaisir immédiat. Curiosités, les blancs se sont avérés un peu plus simples bien que fort agréables. Il est certain que pour pleinement apprécier ces vins, il nous fallait faire quelque peu abstraction des prix de vente normalement demandés. Qui veut boire « culte » aujourdhui doit sattendre à en payer le prix Mention toute spéciale au menu gastronomique de Claude Pelletier qui a su merveilleusement servir décrin aux différents vins de la soirée. Comme première « classe de maître », on aurait difficilement pu demander mieux!
Terminons en vous invitant à vous rendre sur le blog de Jean-Luc Thunevin. Il semblerait quil ait bien apprécié sa visite au Club
http://thunevin.over-blog.com/article-2011212.html
